Éthique proposée
à tous les membres oeuvrant au sein de La Dernière traversée
Cette éthique est proposée par le comité Accompagnement de La Dernière Traversée.
La plupart des professions sont encadrées légalement par un Ordre professionnel ou une corporation. Ces instances s’assurent que les professionnels se conforment à une éthique définie par une profession, à des règles de conduite morale destinées à s’assurer du respect des droits de la personne. La Dernière Traversée n’est pas encadrée par une telle organisation. Néanmoins, chacun doit s’assurer de respecter un certain cadre éthique de fonctionnement.
Avant d’intervenir au nom de la Dernière Traversée, chacun doit s’assurer d’en avoir les compétences; de ne pas causer plus de torts que de bien. On doit s’assurer que les personnes impliquées soient consentantes, et ne soient pas confuses ou détériorées par nos interventions et nos rituels.
Respect et confidentialité
Une règle d’éthique bien connue impose des personnes impliquées (la personne en fin de vie, ses proches, la personne décédée) de respecter les secrets. TOUT CE QUI EST PARTAGÉ ET VÉCU DE LA VIE PRIVÉE DOIT ÊTRE TENU STRICTEMENT CONFIDENTIEL PAR LES PERSONNES DE LA DERNIÈRE TRAVERSÉE. On doit aussi éviter de s’immiscer dans les affaires personnelles d’autrui.
Dignité et liberté
Il est important de respecter la dignité et la liberté de la personne. La personne doit consentir à ce que vous proposez. Et chacun est libre de cesser un processus d’accompagnement typique à la dernière traversée à n’importe quel moment. Il est important de ne pas obliger une personne à se raconter ou à poursuivre un rituel.
Conflit d'intérêt et limites
La personne accompagnante doit éviter toutes les situations où elle pourrait être en conflit d’intérêt et savoir reconnaitre ses limites émotionnelles. Elle peut proposer l’aide d’un autre aidant potentiel.
Diagnostics, tests et médication
Il est illégal de faire des diagnostics, de faire passer des tests, de prescrire des médications, de donner son avis dans un domaine dont on ne possède pas le droit de pratique.
Respect du silence et des croyances
Éviter d’imposer ses valeurs comme accompagnateur est certainement l’aspect le plus important en œuvrant avec des personnes qui se trouvent en fin de vie. Ce passage vers un grand inconnu peut créer de l’angoisse et des émotions profondes qui rendent difficiles une pleine présence et une écoute véritable. Il est important d'être prudent avec ses croyances personnelles concernant la vie après la mort.
Référer aux professionnels spécialisés
Il est éthique de référer à un professionnel attitré, par exemple à un médecin, un psychiatre, un agent en pastorale, ou un psychologue spécialisé en deuil pour des problèmes qui vous semblent plus importants ou spécifiques à une profession.